Le mois passé a eu lieu le dernier de trois spectacles interactifs à Québec, durant lesquels le public devait voter pour ses 12 chansons préférées parmi mes 20 nouvelles chansons potentielles pour le deuxième album.

Il m’aura fallu plusieurs semaines pour terminer de comptabiliser les derniers votes. J’ai maintenant en main la liste des 12 chansons qui seront sur l’album!!! Les résultats sont surprenants! Inattendus même pour certaines pièces. Cet exercice m’aura réellement permis de découvrir vos goûts, et de faire un album le plus à votre image possible. De mon côté, j’aimais les 20 chansons, donc, je suis vraiment heureuse et satisfaite du choix final!! Yay!

Alors, vous vous doutez probablement que Québec a voté sensiblement comme Granby et Montréal. Donc les 5 chansons au top de la liste sont les mêmes, avec un pointage légèrement différent.

  1. Fou : 92,32%
  2. Ici et ailleurs : 88,95%
  3. L’ancien temps :86,95%
  4. Seule : 86,63
  5. Prendre le temps : 83,79%

Et le single préférée (pour un 3 en 3) est Ici et Ailleurs avec 25 étoiles.

Donc, il y aura ces 5 chansons sur l’album assurément! Pour le reste, je vous garde la surprise ! 😀

 

 

Merci tellement à tous ceux qui ont participé aux spectacles interactifs. Vous aurez faits partie  du processus de création. En espérant que les arrangements de vos chansons préférées vous plaisent. 🙂

 

xx

Andreanne

La semaine dernière avait lieu le deuxième spectacle interactif d’une série de trois au Palace de Granby. Je suis toujours aussi emballée de voir que vous êtes très nombreux à embarquer dans mon idée de vous faire choisir les chansons du 2e album. Déjà, je réalise que certaines chansons ont plus de potentiel que j’avais imaginé, et d’autres que je croyais géniales se retrouvent en bas de liste.

Visiblement certaines chansons ressortent du lot. Comme pour Montréal, je vous dévoile les résultats des 5 premières chansons. Ce sont les 5 même qu’à Montréal, dans un ordre différent. Reste à voir si Québec sera d’accord…

  1. Fou : 93,81%
  2. L’ancien temps : 98,92%
  3. Ici et ailleurs : 89,75%
  4. Seule : 86,86%
  5. Prendre le temps : 86,86%

Votre futur single préféré : Ici et ailleurs avec 49 étoiles.

Merci à La Fabrique Culturelle qui a fait un magnifique reportage sur mon concept. Pour visionner la capsule, rendez-vous sur : http://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/8365/andreanne-a-malette-avec-un-petit-coup-de-main-des-fans

Merci mille fois à tous ceux qui ont participé jusqu’à maintenant. Il reste des billets pour Québec, au Palais Montcalm le 24 mars 2017! 🙂

À vendredi !

 

Andreanne

 

Wow! Quelle belle soirée j’ai eu mardi à la Sala Rossa!
C’est tellement valorisant et satisfaisant d’avoir une idée, de la concrétiser et de voir que le public embarque. C’était salle comble pour le premier spectacle d’une série de trois, et vous n’avez pas idée à quel point ça me comble de joie!

J’ai passé la journée d’y hier à comptabiliser les résultats de vos votes. Certains de vos choix sont vraiment surprenants! Une de mes chansons préférées se retrouve dans les dernières, et celle que j’ai écrite rapidement une semaine avant le spectacle se retrouve dans le top de la liste! Wow!  Étant de nature très curieuse, je trouve ça presqu’injuste d’avoir en ma possession les résultats et d’avoir à vous faire patienter encore plusieurs mois avant que vous puissiez découvrir les chansons qui se retrouveront sur l’album…

Alors j’ai décidé de vous dévoiler vos 5 chansons préférées de la soirée de Montréal. Je garde le reste en surprise. Soyez conscients par contre que ce n’est pas coulé dans le béton. Les résultats vont certainement varier après les soirées de Granby et Québec…

Roulement de tambour…..

  1. Fou : 92,88%
  2. Ici et ailleurs : 90,25%
  3. Seule : 89,15%
  4. L’ancien temps : 87,20%
  5. Prendre le temps : 86,36%

Et votre futur single préféré : « Ici et Ailleurs » avec 36 étoiles.

Wouh!!! C’est excitant tout ça!! J’ai hâte de connaitre les goûts des spectateurs de Granby et Québec!

Merci encore!!!
J’ai très hâte de commencer à enregistrer tout ça en studio! 🙂

 

Andreanne xx

Je constate que je n’ai pas beaucoup « blogué » en 2016 (voir blogue précédant) puisque je vous reviens, un an plus tard, avec le top 3 des mes meilleures lectures.

Comme vous savez, chaque année je me donne le défi de lire un livre par mois. L’exercice peut sembler ardu pour quiconque a un horaire chargé, mais j’ai réalisé qu’il y a plein de petits moments que l’on peut dédier à la lecture si on y met un peu de volonté.

  • Tout d’abord, la lecture de toilette, que j’ai baptisé la « toilecture »! (Pour mon copain, j’utilise le verbe « chlire », mais bon, on garde ça entre nous.) Deux, trois pages chaque matin, à la salle de bain… Quoi? C’est pas gênant, on le fait tous non? Hihi! « Rentabilisons la digestion! »
    Suggestion : Un petit livre qu’on peut feuilleter en diagonale. « Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi. » – Dominique Loreau
  • Avant le dodo. Fini la ronde des réseaux sociaux dans le lit. Facebook, Instagram, Twitter, email, Snapchat, Messenger… Par expérience, je peux confirmer qu’il n’y a rien de nouveau et d’intéressant à 11h le soir sur les réseaux sociaux, rien que vous ne pourrez voir le lendemain matin. De plus, c’est prouvé que la lumière produite par les Smartphones empêche notre métabolisme de fabriquer de la mélatonine (qui aide au sommeil) puisqu’il reçoit le signal que c’est encore le jour (grossièrement). Solution? Un livre (PAS SUR VOTRE iPAD!) et une petite lumière d’appoint jaunâtre. Un chapitre et les yeux se ferment doucement. De plus, personnellement, lorsque je lis avant de me coucher, je fabrique des rêves incroyables! J’ai l’impression que ça stimule mon créateur d’images!
    Suggestion : Un bon roman québécois qui fait du bien. « Et si c’était ça le bonheur » – Francine Ruel
  • Dans la voiture. Non, je ne lis pas en conduisant! Mais j’achète souvent mes livres en deux exemplaires. Physique et audio. Je rentabilise mes longs trajets en voiture et le trafic en écoutant des livres audios traitant, plus souvent qu’autrement, de motivation, de business, ou de croissance personnelle. Arrivée à destination, plutôt que d’être engourdie, je suis gonflée à bloc et prête à affronter le reste de ma journée.
    Suggestion : Un livre motivant qui pousse à l’action. « The ten X rules » – Grant Cardone
  • Dans les salles d’attentes, dans le métro, en mangeant au foodcourt, etc. Je traine toujours un petit livre dans ma sacoche pour les moments d’attente.
    Suggestion : un livre qui peut être lu de façon sporadique. « La liste » – Jérémy Demay

En cumulant tous ces moments de lecture, j’en suis arrivée en 2016 à lire et écouter 30 bouquins. 2,5 livres par mois. En voici mon top 3 :

 

Numéro 3. Purple Cow de Seth Godin.

Un livre de marketing qui propose des méthodes non-conventionnelles pour se différencier et perdurer. Il présente plusieurs exemples de compagnies qui ont réussi en étant authentiques et différentes. En le transposant au domaine artistique, il est très inspirant pour moi de valider que mon envie de proposer des alternatives originales puisse devenir un modèle d’affaire viable.

 

Numéro 2. Les p’tites têtes de Manuel Gasse

Le livre qui donnera envie à votre conjoint de vous questionner à toutes les deux minutes « Pourquoi tu ris?! ». Les p’tites têtes est un recueil de mots d’enfants, d’histoires tordantes et tordues, de confidences d’un papa aimant et inspirant. Manuel Gasse, un collègue musicien, est surement le papa le plus prolifique de l’industrie de la chanson. Avec son 5e enfant au four, il trouve le temps de déposer sur papier les histoires rocambolesques de ses 4 petits garçons. Le livre à offrir à tous parents, parents en devenir, ou quiconque a un cœur d’enfant. En plus, les illustrations sont super belles!

 

Numéro 1. Inspiration de Wayne Dyer

Je pense que ce sont les livres qui nous choisissent et non l’inverse. J’ai acheté ce livre en 2009. J’avais commencé à le lire. Je me souviens l’avoir trouvé atrocement ennuyant. Je l’ai laissé de côté. En partant pour le Mexique cette année, j’ai relu la 4e de couverture, et j’ai eu envie de lui donner une deuxième chance. Ça a changé ma vie. Je n’étais pas prête en 2009 à lire son contenu. Je croyais à l’époque que c’était un livre qui donnait des trucs pour être inspirée et créative, alors que l’inspiration dont il parle est beaucoup plus profonde et spirituelle. Alors que je le terminais, sur la plage, devant un magnifique couché de soleil, j’ai fait une prière remerciant le ciel. Je me sens seule, mais je sais qu’une force supérieure m’accompagne. En prononçant le mot « seule », un petit chien errant du village est venu s’asseoir sur ma couverture, appuyant sa tête sur mes jambes. Alors que j’avais les yeux dans l’eau, un autre chien gros blanc est venu se coucher derrière moi.

 

En espérant vous avoir « inspiré » à ouvrir un bouquin!
Bonne lecture! xx

 

 

Vous connaissez peut-être déjà mon amour pour les défis personnels et les listes…

Par exemple, l’année dernière, je me suis donné le défi de faire chaque jour quelque chose que je n’avais jamais fait. Ça a donné lieu à de belles expériences et de belles découvertes. Entre autre, j’ai découvert les différentes sortes de courges. Haha! Je les ai toutes achetées au moins une fois au courant de l’année. Ça fait de la bonne soupe! 😛
Je me suis également donné comme défi depuis deux ans de lire UN LIVRE PAR MOIS, et de les noter dans mon fameux cahier de liste. Et puisqu’une de vos charmantes consœurs de #LaTeamA, Geneviève, m’a fortement suggéré de vous faire part de mes lectures favorites : Voici mon top 3 du défi UN LIVRE PAR MOIS 2015!

 

Numéro 3 : LE MONSTRE, de Ingrid Falaise.

Je connais Ingrid. Je l’ai rencontré alors qu’elle donnait un atelier dans le cadre du concours Révélations, en 2005, dans lequel j’étais finaliste dans la catégorie « danse ». Déjà à l’époque j’avais senti sa force tranquille, son immense sensibilité, sa gentillesse dénuée de toute malice. Nous sommes devenues amies, à distance, sans jamais vraiment se connaitre, nos âmes se sont reconnues. J’aime cette fille. Vous imaginez donc que la lecture de son histoire m’a doublement bouleversée.

Ingrid raconte sa liaison amoureuse avec M, un manipulateur, pervers-narcissique, violent. Elle raconte son histoire, et par le fait même, celle de milliers de femmes. La mienne comme la vôtre, bien réelle ou enfouie dans nos blessures karmiques, et la mémoire d’un passé dégradant pour la femme dans chacune de nos cellules.

Il faut beaucoup de force pour dénoncer, pour s’ouvrir, pour accepter que la faute ne nous revient pas. Pour s’exposer à la critique de ceux qui ne comprendront pas. Pour s’assumer, pour grandir, pour passer à autre chose. Pour pardonner. Pour devenir un modèle de courage. Bravo Ingrid. Je suis fière de toi. La plus belle cicatrice qu’il ait pu laisser dans ta vie, c’est ce livre. Et chaque fois que quelqu’un le lit, le monde cicatrise un peu plus.

 

Numéro 2 : GET THE GUY, de Matthew Hussey (Livre audio).

Je suis une grande fan de livres audios parce qu’ils rentabilisent le temps que je « perds » à me déplacer. Je ne crains plus les longues distances, le traffic, le métro, depuis que j’ai découvert les livres audios ! (Ça rime!!) Marketing, croissance personnelle, motivation, il existe des tonnes de livres audios qui me donnent l’impression d’apprendre, de travailler, alors que je ne peux que garder mes mains sur le volant et mes yeux sur la route. C’est comme aller à l’école en ne changeant absolument rien à son horaire du temps.

Celui qui m’a le plus marqué en 2015 c’est GET THE GUY. J’ai l’ai écouté 2 fois. Une fois sur plusieurs mois à chaque fois que j’allais marcher. L’autre fois avec ma sœur, pendant un roadtrip aller-retour à Portland. Je n’hésiterais pas à le ré-écouter une troisième fois.

GET THE GUY est un livre sur les relations hommes/femmes. Déjà là, c’est captivant. Fascinée par les relations interpersonnelles, ce livre m’a énormément appris, sur qui je suis, et sur la confiance en soi. Parce que oui, le discours de Matthew repose principalement sur la confiance en soi, sur la drive, la prise de risques. Si vos relations intimes ne fonctionnent pas, c’est uniquement à cause de vous. Ne serait-ce que votre façon de faire des mauvais choix, et d’attirer vers vous les mauvaises personnes. Ou votre façon d’être victime et d’attendre plutôt que d’être en action. Faites-vous ce cadeau, que vous soyez célibataire ou en couple, homme ou femme, gay ou hétéro, d’écouter ce livre audio (malheureusement seulement en anglais pour ceux qui comprennent moins bien la langue). Matthew est brillant, captivant, pertinent et drôle.

 

Numéro 1 : JE PENSE TROP, de Christel Petitcollin

OUI!!! Un livre de psycho! Mes préférés. Celui là a changé ma vie. Je vais simplement vous mettre des passages du livre. Si le titre vous interpelle, si vous vous reconnaissez dans les passages, juste… achetez le livre. Les autres ne comprendront peut-être pas. Mais vous, vous allez vous comprendre plus que jamais. 😀

« Ça va trop vite dans leur tête. Ils en bégayent pour suivre le flot ou ils se taisent. Découragés devant la surabondance d’informations. Les mots sont réducteurs et ne peuvent pas restituer la finesse, la complexité de leur pensée. »
« Dans sa vie sociale, elle se sent également différente des autres. Les centres d’intérêts et les conversations de ses camarades sont en décalage permanent avec ce qui lui paraît réellement important et intéressant. »
« Bien que souvent gênés par le bruits, la lumière, les odeurs, les hyperesthésiques ne réalisent pas que leurs perceptions sensorielles sont hors norme. »
« Grâce à la finesse de leurs sens, dans chaque situation, ils captent beaucoup des éléments généralement inconscients pour les autres. Ils ont vite les larmes aux yeux dans les situations d’attendrissement, se crispent dans les climats de stress et se révoltent quand ils perçoivent de l’injustice. Ils sont sensibles au ton employé, aux mots prononcés, aux expressions du visage, à la gestuelle de leur entourage. C’est très frustrant de percevoir une foule d’informations et de se heurter au déni des proches, qui ne les ont pas perçues. »
« Idéalement, il faudrait s’abstenir de toute critique, beaucoup féliciter et rassurer et leur montrer qu’on leur fait confiance : leur envie d’être à la hauteur de nos attentes et de nous prouver de quoi ils sont capables est leur meilleur moteur. Mais rares sont les entreprises à privilégier les encouragements plutôt que les remontrances. »
« Ils pratiquent naturellement la télépathie, sans même le savoir. Pour eux, c’est naturel de deviner l’état émotionnel des gens, de connaître leurs attentes et leurs pensées. Ils avouent souvent vivre des expériences paranormales. »
« Il privilégie l’information sensorielle, l’intuition et même l’instinct. Souvent il sait, mais ne peux expliquer pourquoi il sait. »

En passant, si comme mon amie Ariane vous le dévorez en seulement une soirée, le tome deux vient de sortir : « Je pense mieux ». Je suis rendue à la moitié. C’est vraiment très intéressant, ne serait-ce que pour mieux comprendre les « surefficients mentaux » de votre entourage. 🙂

………………………….

Voilà! Je vous encourage, pour ceux qui l’aurait perdu ou pas encore trouvé, à découvrir le plaisir de lire, un bon livre imprimé, écrit par des gens d’ici. Je suis moi-même victime et coupable d’errer longuement sur les réseaux sociaux. Si le fil d’actualités Facebook était une encyclopédie, je serais érudit. Troquez vos quelques minutes de flânage sur Facebook avant le dodo et au réveil pour quelques pages d’un roman. Vous serez surpris du nombre de livres que vous complèterez en un an. De plus, les médias sociaux contrôlent ou plutôt vous proposent les sujets sur lesquels vous lisez. Choisissez donc vous-même ce que vous avez envie de lire. Je lis en moyenne de 5 à 8 livres de psychologie et de marketing par année. J’aurai peut-être l’équivalent d’un BAC bientôt. Hihi! Apprendre, j’ai toujours adoré (l’école). Prouver que j’ai appris (les examens), j’ai toujours détesté. Voici une bonne façon pour moi d’aller à l’école sans étudier par cœur des notions inutiles et sans matières obligatoires. 🙂

Je marche. Tout le temps. J’aime marcher. Auto, métro, taxi… le moins possible. Parce que j’ai des jambes et parce que la marche me procure un bien immense. Elle m’offre chaque fois une belle période de réflexion et d’introspection.

J’aime regarder les gens dans les yeux quand je marche. Observer la ville comme si j’étais une touriste. Dire bonjour aux mendiants, prendre quelques secondes pour leur jaser, parfois leur offrir un petit café ou quelque chose de réconfortant. Souvent quand je marche, j’ai dans mes oreilles de la musique ou plus souvent un livre audio; de croissance personnelle, de marketing, de relations interpersonnelles. Mais aujourd’hui rien de tout cela. Je n’avais pas prévu revenir à pieds, donc pas d’écouteurs. Alors que j’avais les yeux grands ouverts sur la ville, le ciel, les bagarres du coin douteux de la ste-catherine, j’ai croisé un aveugle. J’ai passé très discrètement à côté de lui en m’assurant de ne pas le frôler malgré l’étroit passage à sa gauche, puis je me suis demandé s’il avait développé amplement son ouie et son intuition pour avoir sentie ma présence. C’est connu que lorsqu’on perd un sens, on développe les autres pour compenser. Mais pourquoi attendre de les perdre pour utiliser leur plein potentiel?

J’ai fait les quelques mètres ou kilomètres qui restaient comme si j’avais soudainement perdu la vue. J’ai laissé mes yeux ouverts bien entendu, mais je les ai fermé mentalement jusqu’à ne plus vraiment les utiliser. Pour la première fois de ma vie, j’ai senti chacun des petits cailloux sous mes pieds, chacune des craques de trottoir, surtout celles qui sont plus rapprochées lorsqu’on arrive au coin d’une rue, justement pour les non-voyants. Je me suis demandé si la fille devant moi venait vers moi ou s’éloignait. J’ai écouté ses pas, et j’ai convenu qu’on allait dans la même direction. J’ai étudié la circulation des voitures avant de traverser les rues. J’ai contourné des personnes qui parlaient au téléphone. J’ai probablement parue plus individualiste que d’habitude, car je n’ai regardé personne dans les yeux, mais je les ai regardé avec mes oreilles, et mon âme. Ça m’a fait un bien réel d’être sensible à d’autres stimulis, et de m’être mis à la place d’un autre humain. On prend souvent trop de choses pour acquis. C’est plus facile de suivre la route qu’on connait sans se poser de questions. Mais parfois c’est bien d’utiliser un autre sens en marchant. Parfois c’est bien de marcher en sens contraire.

Ouf! Le marathon Festival de la Chanson de Granby vient de se terminer. Comme j’aime cette période de l’année! Éprouvante, mais tellement inspirante et formatrice!
J’ai de nouvelles chansons plein la tête! Suffira de prendre les prochaines semaines pour les mettre sur papier et en musique.

Un gros BRAVO à Caroline Savoie, la lauréate de la 47e édition du Festival de la Chanson de Granby. Et un Bravo plus particulier à mon amie JOANIE ROUSSEL, qui a su se tailler une place comme interprète jusqu’en finale. Du jamais vu depuis que les catégories (Interprète, A.C.I. et Groupe) ont été abolies en 2006. Je t’admire énormément! Ginette n’a qu’à bien se tenir car Joanie est sans aucun doute la plus grande interprète de notre génération. Bravo également à mes amis Jérôme Casabon et Laurence Castera qui ont fait une performance remarquable en demie-finale. En toute objectivité, oui oui, ils auraient dû faire partie des finalistes également!

Jamais trop tôt a été un franc succès encore cette année. Faire de la mise en scène est définitivement ma nouvelle passion. Pour jeter un œil à notre spectacle du 26 août, allez sur le www.jamaistroptot.ca ! Madailein, Claudie, Mejeena, Océanne, Cloé, Leacy, Valérie, William, Camille, Juliette, Kailyn, Julien, Aina, Estefany, Sympa, Sandrine, Marilou, Laurence, Laïla, Julianna, Maude, Désirée, Francis, Marianne… ce fut un immense plaisir de travailler avec vous cette année. Vous avez tous et chacun énormément de talent. J’ai hâte de vous regarder grandir, et de vous revoir sur la scène du FICG dans deux ou trois ans. En attendant, j’espère retravailler avec vous sur Jamais Trop Tôt l’année prochaine! 🙂

J’ai également eu la chance d’être juge sur le Petit Festival de la Chanson de Granby. Le talent de ces jeunes de 6 à 9 ans m’a réellement impressionné. La justesse, la puissance, l’aisance sur scène… ça promet pour l’avenir!

Et finalement, j’ai eu l’occasion de faire une vitrine devant plusieurs producteurs français. Le prix : Faire une tournée d’une vingtaine de dates en France. Bravo à Émile Bilodeau (il est génial! Je suis vraiment contente pour lui) qui partira avec Caroline Savoie en sol français en 2017. Je suis fière et contente de notre performance. Je vous promets que j’irai faire mon tour en France d’une manière ou d’une autre. 🙂

À l’année prochaine Granby.

« […] J’ai commencé à composer des chansons il y a 11 ans déjà, mais je gagne ma vie avec ça depuis trois ans seulement. Pourtant j’ai toujours voulu et toujours cru que je gagnerais mon argent en faisant quelque chose que j’aime. Je ne savais pas à l’époque que ce serait en musique, mais je savais que ce serait dans le domaine des arts. Je suis une fille de projet, de passion. Je ne me voyais pas faire tous les jours de ma vie un métier qui ne m’allume pas. Il y a une phrase qui dit «  Ce que vous faites de vos temps libres devrait être ce que vous faite de votre vie. » Bon, on ne parle pas ici de faire le lavage, ou la vaisselle. Mais bien d’une passion. Un hobby doit rester un hobby. Mais une PASSION doit devenir le centre de votre vie. Vous n’avez de penchant pour rien en particulier? Possible que rien ne semble vous accrocher plus que ça. Mais vous avez certainement des champs d’intérêts. Et dans ce champ d’intérêt, il y a forcément un aspect qui vous attire plus qu’un autre. Apprivoisez le. Essayez des choses. On ne peut se nommer passionné de quelque chose si on ne l’a jamais essayé. Je suis passionnée de musique parce que j’en ai écouté, j’en ai joué. Vous avez une passion qui se cache quelque part. Suffis de la découvrir.

[…] À l’école, on nous faisait remplir un formulaire à l’époque dans le cours de choix de carrière. Je ne sais pas si ça existe encore. Le but était d’apprendre à se connaitre. Voir nos champs d’intérêt puis choisir un domaine d’étude. Il y a une phrase que j’aime qui dit : « life is not about finding yourself, life is about creating yourself. » La vie ce n’est pas de trouver qui l’on est, mais de créer qui on veut être. C’est bien de faire un peu d’introspection, de se demander qui on est, d’où on vient. Si on sait d’où on vient c’est plus facile d’aller de l’avant. Mais croyez moi, il n’y a absolument rien dans la colonne « qui je suis » qui peut empêcher quoi que ce soit dans la colonne « ce que je veux être. » Suffit d’être créatifs. »

Voici un bref extrait d’une conférence d’une heure que j’ai donnée ce soir au Carrefour Jeunesse Emploi de Magog. On m’a demandé de venir parler de détermination, de persévérance, de réalisation de rêves. J’ai accepté avec joie, et sans prétention, de venir parler de mon parcours et de ma vision de la vie à quelques personnes de 16 à 35 ans. Pourquoi pas. Et si ça pouvait en inspirer quelques-uns?
On ne sait jamais qui on inspire et qui va nous inspirer en retour. Les gens passent dans nos vies. Disent des phrases. Certaines nous accrochent, d’autres non. J’ai aimé avoir la chance ce soir de dire des phrases qui semblent avoir accroché certains. Mon existence est pertinente lorsque j’ai l’impression d’aider les gens, de faire changer les choses, de rendre la vie plus belle. Merci de m’avoir donné cette impression ce soir.

« Be yourself, be strong, you never know who you are inspiring. »

À tout ceux à qui j’ai parlé après la conférence, et qui m’ont demandé s’ils pouvaient également utiliser la « prière » que j’ai composée, je vous l’offre avec grand plaisir, tel que promis. (À défaut de croire en Dieu, j’ai écrit une prière à l’univers. Ça me semblait un peu plus concret qu’un Notre-Père.) Modifiez-la comme bon vous semblent pour qu’elle colle à vos aspirations et vos désirs profonds.

Sur ce, bonne nuit!

Andreanne xx

 

« Cher univers,

Attire autour de moi des personnes positives qui m’apporteront la joie et me feront grandir. Protèges les gens que j’aime. Donne moi la force et les outils pour réaliser mes rêves et devenir meilleure. Permet moi la vie dont je rêve dans la santé, l’amour, le bonheur et l’abondance. Offre moi des opportunités je saurai les saisir. Et met sont mon chemin l’amour de ma vie. Il en est ainsi. Merci. »

 

 

Plus je vieillis, plus j’ai l’impression que les années passent en coup de vent. Et pour être certaine de ne perdre aucune seconde de ces précieuses années, je fais des listes de projets à réaliser. Et cette année, malgré que je sois dure avec moi-même et que j’aurais aimé accomplir tellement plus de choses, je suis bien fière de mes réalisations.
En 2014 j’ai lancé mon premier album, Bohèmes. Un rêve que je chérissais depuis si longtemps. Vous en avez fait le numéro 1 des ventes! Merci. Mon lancement au Club Soda restera à jamais gravé dans ma mémoire. De loin un des plus beaux moments de ma vie. Grâce à vous. Puis j’ai monté le spectacle Bohèmes (la tournée qui est loin d’être terminée!!) avec des gens que j’aime! Merci de remplir mes salles, d’être au rendez-vous! J’ai joué aux Francofolies!! J’ai mis en scène un spectacle du Festival International de la Chanson de Granby. J’ai écrit pour d’autres (Émilie Levesque et Mélissa Bédard m’ont fait l’honneur de mettre une de mes chansons sur leurs albums respectifs). J’ai tourné un vidéoclip. Puis à travers ça j’ai repris les cours de danse, suivi des cours de jeu caméra, confectionné des bijoux, peint des toiles, écrit des débuts de romans, commencé un deuxième album.

Si j’arrive à m’épanouir dans cette vie dont j’ai toujours rêvée, c’est grâce à chacun d’entre vous qui achetez la musique, qui venez voir les spectacles, demandez nos chansons dans vos radios.

Merci de croire que la culture et l’art sont essentiels.

 

Mon souhait pour la nouvelle année : qu’elle soit remplie de projets passionnants pour chacun d’entre nous. La vie est trop courte pour ne pas faire ce qu’on aime.

Merci pour tout!

À l’année prochaine! (demain) 😉

 

BONNE ANNÉE 2015!!

Andreanne xx

Station Lucien L’allier. Je m’installe sur une marche de l’escalier roulant, et laisse le sous-terrain m’engouffrer tranquillement. Plus je descends, mieux j’entends une mélodie familière à la clarinette. Je vois apparaitre peu à peu le vieux musicien à la peau noire qui se donne en spectacle au pied de mon escalier. Dans ma bulle, je fredonne. Hey Jude. Don’t make it bad. Take a sad song and make it better. Je passe près de lui. Il me regarde avec un drôle de sourire et marmonne quelque chose. « J’ai seulement ma carte de crédit… désolée. » que je lui répond. Je donne toujours aux musiciens. Il lève sa main, hoche la tête, puis me fixe droit dans les yeux et prononce chaque mot lentement :

« You’re gonna be a STAR. »

Je suis mal habillée, pas maquillée. Je me pose pleins de questions. J’ai l’impression de travailler fort pour peu de résultats. J’ai le cœur en stand by pour un gars mêlé. Ça va. But been better.

Dans ces moments-là, la vie me parle. Un panneau publicitaire. Le titre d’un livre d’un gars dans le métro. Un message sur un t-shirt. Une photo instagram. Ou, la plupart du temps, les paroles d’un inconnu.

Je m’arrête. Le dévisage. Il me répète. « You’re gonna be a star. Your look. Your soul. »

On a discuté quelques minutes. Robin a plusieurs albums jazz solo derrière la cravate. Il a également joué avec de grands musiciens à l’époque. Il est lui-même une star, avec une âme incroyable. Je lui ai dit que j’étais actually a musician too, with only one album. « So you’re already a star!! » s’est-il exclamé. J’ai ris. Puis en m’éloignant, je me suis retournée, et lui ai lancé un convainquant :

« Becoming! ».

On nous a appris à ne pas parler aux étrangers. Rien ne nous empêche de les écouter.
Merci Robin.

J’ai eu la chance cette année lors de la 46e édition du Festival International de la Chanson de Granby de faire la mise en scène et la direction artistique du spectacle Jamais trop tôt.

5 jours seulement pour monter un spectacle de 24 chansons écrites par des élèves du secondaire, mises en musique par des anciens du festival et interprétées par 24 chanteurs de 14 à 17 ans provenant de partout à travers le Canada.

Mon désir de toucher à plusieurs disciplines au courant de ma vie plutôt que d’exceller dans une seule a pris tout son sens durant ces 5 jours. Moi qui croyais que la chanson était ce qui englobait le mieux toutes mes passion, voilà que la mise en scène me le permet encore plus.

Savoir comment parler en termes musicaux au house band, réarranger les chansons, montrer les accords aux chanteurs qui s’accompagnent, monter une chorégraphie, placer des harmonies vocales, expliquer le sens des chansons, trouver une interprétation juste du texte, créer une logistique de changements de scène, déterminer les ambiances d’éclairage souhaitées pour les différents numéros, créer différents tableaux avec un décor minimaliste, démontrer l’importance de travailler en équipe, et de dire merci. En 5 jours, tout ce que j’ai appris sur le domaine du spectacle durant toutes ces années s’est tissé comme une toile d’araignée dans ma tête. Et j’ai compris que j’étais à ma place. Et je tiens à remercier Pierre Fortier le directeur du Festival de m’avoir fait confiance. J’ai réellement découvert une nouvelle passion, et j’espère avoir la chance de renouveler l’expérience prochainement.
Merci à Chloé Brault, Chloé Boudreau, Marilou G., Marilou B., Laurie, Aina, Marielle, Sabrina, Marc-Antoine, Julien, Daniel, Étienne, Isabelle, Arielle, Roxanne, Juliette, Martine, Kaylyn, Doressa, April, Camille, Faouzia, Lou-Adrianne et Alexandra. Isabelle, Charlotte, Marc, Benji, Martin, Jean-Luc, Math, Steph, Bu et J-f. Vous avez fait de Jamais Trop Tôt 2014 une expérience inoubliable pour moi.

À l’année prochaine.

Hier avait lieu la conférence de presse de la 46e édition du Festival International de la Chanson de Granby. Pour moi, chaque année, cette conférence c’est la cloche qui sonne. La fin de la récré. L’été qui s’achève. Le retour au travail.

Les sièges du Palace sont mes bancs d’école. Je regarde. J’écoute. Je m’inspire. J’apprends. Je me souviens de la raison pour laquelle ce métier me passionne. Le Festival de la Chanson, c’est mon rendez-vous avec la création.

C’est aussi le moment de faire le bilan. Porte-Parole du FICG. Une nomination à l’ADISQ avec mes académiciens préférés. Mon lancement d’album. Numéro un des ventes. 3 singles radio. Des entrevues. Fort Boyard. Les Francos. Une tournée. Je suis comblée. Mais j’en veux plus.

Je veux un clip. Je veux la France. Je veux écrire pour d’autres. Un disque d’or?
Je veux rêver. Parce que je sais que « Tout est possible » (ma phrase dans Toi + Moi! :P).

D’ailleurs, sur mon Bucket List, juste en dessous de « Jouer à l’Olympia de Paris », il y a « Faire la mise en scène d’un spectacle. » Je suis heureuse de vous annoncer que je serai la très inspirée directrice artistique et metteure en scène du spectacle Jamais Trop tôt, qui aura lieu le 10 septembre au Palace de Granby. Venez en grand nombre.

Bonne rentrée!

xx

Il y a une semaine, ma cousine et moi nous sommes données le défi de faire quelque chose de nouveau chaque jour, pendant au moins un mois.
Avant hier j’ai fait de la moto.
Hier j’ai acheté de la courge.

Puis aujourd’hui, j’ai fait du vélo. J’ai pris le même chemin. Celui où il y a pleins de libellules et où ça sent le « atchou qui pue ». J’ai traversé le même bois. Jusqu’au bord de la même rivière. Je me suis assise sur la même roche. Puis j’ai pensé à toi. Encore. C’est à cause des épinettes. Tu sentais l’épinette. J’en ai vu 162. C’est toff de pas penser à toi dans le bois.
J’ai essayé d’écrire une chanson. Mais ton fantôme était assis sur ta roche. Pis faut vraiment que j’arrête de faire des chansons pour toi. Fak je t’ai écrit un autre message d’adieu. J’ai laissé le vent l’emporter puis la rivière l’avaler. C’est probablement la meilleure façon pour te rejoindre de toute façon.

Je m’ennuie de moi, avec toi.
Jeans duck tapées. Converses trouées. Cheveux mêlés.
Bohèmes.

 Je suis revenue par un nouveau chemin. Pas fait exprès. Je me suis trompée parce que je comptais les épinettes. Tant mieux pour le défi.

 

En voiture. Direction Montréal. À l’entrée de l’autoroute, 2 filles. Une le pouce en l’air. Grand sourire. Shorts en jeans frangés. Cheveux châtains mêlés. L’autre rouquine. Assise sur une roche. Shades. Gratte la guitare. Les deux filles, c’était toi.

J’ai ralenti, puis mon cerveau a discuté avec lui-même, comme d’habitude.

–       Hey des hitchhickeuses!
–       Arrête toi! Pour le défi!
–       Bin non c’est dangereux…
–       Deux filles? Grand sourire? Guitare? Vers Montréal? Penses pas non!
–       Ah ouin han! Ok. J’va freiner.
–       Y’a quelqu’un derrière.
–       Ok, bin laisse faire.
–       Bin non! Arrête sur le bord! T’as besoin d’inspiration! Fait les monter! Jase avec elles!
–       Mais j’suis rendue bin trop loin!
–       Tourne de bord!
–       Je suis sur l’autoroute!!
–       Fuck!

J’ai cherché une sortie. Longtemps. Puis finalement.
Direction inverse de ma destination. Je retourne 15-20 minutes plus tard à l’entrée d’autoroute. Je ne les vois plus. Je roule lentement, au cas où elles sortiraient d’un casse-croûte ou du dep. Non. Quelqu’un a pris MES pousseuses!! C’était supposé être moi!! Je me surprends à avoir vraiment de la peine. Comme si je te perdais encore. Puis me voilà hyper nostalgique et pleine de regrets de ne pas m’être arrêtée assez rapidement. J’aurais pu discuter. M’inspirer. Rencontrer. Apprendre. Relever le défi.

Puis en regardant leurs traces de pas dans la poussière, ou peut-être les nôtres, j’y pense. Moi qui n’a jamais eu de regret. Voilà quelque chose de nouveau pour aujourd’hui.

 

 

Après la conférence de presse des FRANCOFOLIES de Montréal de ce matin…

(JE FAIS LES FRANCOS!! WAHOUUU!!! En première partie de Marie-Mai sur la grosse scène Bell le 21 juin!!! YAAAAAAH!!)

…j’avais encore en tête la chanson très entrainante qu’Alexandre Désilet a faite un peu plus tôt à l’Astral. Je me suis arrêtée dans un Archambault pour acheter son album.

Plantée devant le top 20, j’admire les visages de pleins d’artistes que j’aime, des amis, des inspirations. Puis une tablette vide. Je me penche. Ah non, elle n’est pas vide! Ce sont MES albums!! 🙂 Encore dans le top 20! Mais on ne les voit pas, il en reste trop peu!

Je regarde autour de moi, me penche, les empile un devant l’autre. Voilà! Maintenant on les voit bien.
J’imagine que tous les artistes font ça… être commis chez Archambault de temps en temps. 😛

Merci d’acheter mes albums et de faire en sorte qu’on ne les voit presque plus dans le top 20 des meilleures ventes!

xxx

Je suis sortie dehors parce que c’était trop dur de vider ta maison. J’ai fait le tour du jardin en arrosant tes plantes avec mes yeux. T’aimais tant les fleurs.
Demain, on t’enterre. J’suis sûre que tu vas pousser. Pas en tournesol parce que t’aime pas ça. Peut-être en campanule. Ou en muguet.

J’te cherche partout ce soir.
Dans des racoins de mémoires.
Même si les années effacent les histoires.
Je pense à toi encore.
J’te cherche partout ce soir dans les pages de Google.
Au cas où quelque part.
Il resterait des traces de nous.
Une photo un peu floue.
Je te cherche souvent dans les rues Montréal.
Tes sosies me font mal.
Ta posture. Tes yeux.
Un peu de toi dans eux.
Je sais pu t’es qui.
Je sais pas t’es où.
Je connais pas tes amis.
Je sais pas ce que tu fous.
Mais quand j’veux te trouver.
Je ferme les paupières.
Pis t’as pas bougé.
À la même place que hier.

« QUOUUAA?! T’as jamais vu le Cirque du Soleil!?! »
Depuis hier, je n’aurai plus à entendre cette phrase.

J’AI VU LE CIRQUE DU SOLEIL!

Et le meilleur show en plus! À ce qu’on raconte. J’ai questionné les plus expérimentés, et pour la très grande majorité de ceux-ci, Kurios est en tête de tous les spectacles qu’ils ont vu, à égalité avec « Love» et « O ». C’est pas rien!

Ça aurait pu être le pire, et j’aurais tout de même été émerveillée. Une vraie enfant, les yeux grands. Popcorn et jujubes. Éclats de rire. La bouche ouverte, le souffle coupé.
L’univers fantastique à la Jules Verne intrigue, fascine. Je ne pouvais m’empêcher d’y voir même du Luc Besson dans le « Cinquième Élément ». Personnages futuristes du passé (!?), homme-accordéon, homme-fort, hommes-poissons. Des prestations impressionnantes oui, mais surtout une mise en scène très imagée et minutieuse. Des livres qui volent comme des oies sauvages, des mains qui font du break dance, un numéro fait à l’endroit sur la scène et simultanément à l’envers, accroché au plafond. Les petits détails et l’intelligence de la mise en scène, voilà ce qui m’a charmé.

Et moi qui capote sur l’univers des Sideshows du 19e siècle, j’ai été servie. Vous auriez du voir mon visage lorsque la miniature liliputienne d’une soixantaine d’années (qui détient le record Guiness) est sortie du costume d’un personnage ventru. Je lui lève mon chapeau d’avoir accepté de participer au spectacle. Elle y fait toute la différence.

Et le clou du spectacle, mon ami David-Alexandre Despres (que je n’ai reconnu qu’à la deuxième partie lors de sa célèbre imitation d’un T-Rex). Comédien de formation, il fait le meilleur clown que j’ai vu de toute ma vie. Encore une fois, malgré les numéros acrobatiques impressionnants, ce sont vraiment ses moments à lui dont les gens se souviennent. Ne serait-ce que pour sa très juste personnification d’un chat, vous devez vous procurer des billets pour le Cabinet des curiosités.

« Quouaaa?! Vous n’avez jamais vu le Cirque du Soleil?!? » 😛

Kurios, dans le vieux port de Montréal, du 24 avril au 13 juillet 2014. À voir absolument!

 

 

Je l’avoue. Je ne lis presque jamais (ok… jamais!) le journal mensuel que m’envoie si gentiment l’Union des Artistes.

Cette fois, la première page m’a interpelé.

Le titre : UN ARTISTE
Sous-titre : Qu’est-ce qu’un artiste? Un vrai.
Signé : Sophie Prégent. Présidente. Excellente comédienne. Femme que j’admire depuis une rencontre marquante au Cégep.

Je ne sais pas si c’est le printemps qui tarde, ou encore mon S.P.M., ou simplement mon hypersensibilité, mais ce texte m’a touché. Beaucoup.

Je ne sais pas non plus si cet article est réservé seulement aux membres de l’U.D.A. Et si j’ai le droit de vous le partager. Mais puisque nous sommes tous artisans de quelque chose…
le voici.
Bonne lecture. xx

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UN ARTISTE

Qu’est-ce qu’un artiste? Un vrai.
C’est une question qu’on me pose très souvent. Encore plus depuis que je suis présidente.

Sophie Prégent

Présidente

Qu’est-ce qu’un artiste ?
Qu’elle est la différence entre un artiste et une vedette… Détestable question.
Il y en a une ?
Est-ce que chanter fait de nous un chanteur ?
Danser fait-il de nous un danseur ?
De jouer ?
Je ne peux pas répondre.
Je ne sais pas.
Certains nommeront le talent.
Alors, tout réside en cela ? Le talent ? La sensibilité ?
Très discutable, le talent. Vous pouvez trouver cet artiste très talentueux, moi pas du tout.
Avons-nous tort ou raison…
La réponse est plus complexe que cela.
Faut-il en vivre pour se dire artiste ?
Ouf.
Trop réducteur comme argument. Cela signifierait que l’on mesure l’artiste à son compte en banque. Quand on voit les coupes, les difficultés à être entendus de nos gouvernements, l’argent de plus en plus rare et l’absence de travail, laissons ces définitions à nos « beaux-frères » (pas les miens bien sûr !) qui conçoivent mal notre métier et à qui nous devons expliquer dans le temps des fêtes ce que l’on fait de nos grandes journées, à part pelleter des nuages et parler de nos émotions…
Et quand on « réussit », alors on devient des entrepreneurs. Bravo. Des vedettes (nous y voilà). On n’est donc plus des artistes. Tout le monde sait que c’est impossible de pouvoir faire les deux ! Ce sont des langages trop différents, étrangers. Le mythe persiste…

De complexe, on passe à « compliqué ».
Mon fils est, je ne vous apprends peut-être rien, autiste. Tous les ans, pour remplir les coffres de son école spécialisée, nous faisons un encan. Il y avait une tradition, il n’y a pas si longtemps encore, que j’aimais bien. On demandait aux enfants de l’école de peindre, sur une toile blanche, un tableau. Ce qu’ils voulaient. Ou, dans bien des cas (celui de mon fils), ce qu’ils pouvaient. Vous auriez été surpris de voir le résultat ! Ces enfants possèdent en eux
un tel degré de liberté, une telle absence de censure que les tableaux étaient pour la plupart pour ne pas dire tous réussis ! Quelques-uns même absolument magnifiques. Et je n’exagère pas. Il y avait dans ces tableaux une vie, une leçon de vie peut-être même, une inconscience extraordinaire, une souplesse, un élan tel qu’il était absolument impossible de rester froid devant ces œuvres, sachant que ces enfants s’étaient exprimés avec grande conviction à travers la toile. Une force, un désir de communiquer, quelque chose de difficile à exprimer, qui partait du plus profond de ces êtres si singuliers. Un mystère pour moi. Aujourd’hui encore, il y a une toile accrochée chez moi, non sans une certaine fascination.

Mais bien que ce soit des œuvres complètes en soi, je sais que mon fils ne deviendra jamais peintre. C’est un être qui s’exprime à travers la toile d’une façon fabuleuse, et c’est déjà beaucoup. Alors ? La différence ?
Réponse d’une mère : j’aime mon fils plus que moi-même,
qu’il soit un artiste ou non. Point.
Réflexion :
Les choix.
La démarche, dans toute sa complexité.
Ces années de réflexion, d’intégrité difficile à assumer qu’engendre cette décision de devenir un artiste, quelques fois envers et contre tous et, dans certains cas, nos proches.
Je parle de cheminement.
Je parle de gestes posés en toute conscience artistique, et, de fait, d’assumer ce choix.
Je parle de désir de communiquer, au-delà de tout, une émotion, une idée, un principe, une proposition, une histoire. Un lien.
Je parle de prise de parole maladroite peut-être, efficace parfois. Je parle aussi de remise en question quand le téléphone se tait et que le compte en banque fond à vue d’œil.
Je parle du mal à se savoir artiste quand on n’arrive pas à gagner sa vie comme tel et du fait de poursuivre tout de même la route parce que la remise en question aussi fait partie de la démarche, cruelle vérité.
Je parle du doute.
Je parle de pauvreté.
Je parle d’inquiétude, de faux pas, de prises de position,
de suggestions artistiques, bonnes ou mauvaises.
Je parle d’erreurs.
Je parle d’échecs.
Je parle de « c’est pourri, j’efface tout et je recommence ».
Je parle du succès inattendu tout à coup qui change le cours d’une vie, et possiblement l’artiste qu’on est, et celui qu’on deviendra après.
Je parle du genou qu’on pose par terre, épuisé, désespéré, et dépourvu de conviction, et du même qu’on relève par choix,
en se disant que rien n’est gratuit dans la vie et qu’il faut se battre pour être entendu, encore une cruelle vérité.
Je parle d’une conscience, un moteur qui pousse à réagir, à ne pas lâcher, à poursuivre, à se relever, à créer de nouveau, à danser, à chanter, à jouer, à faire rire, à faire pleurer, à divertir, à amuser,
à toucher, à convaincre, en sachant que oui, ben oui, on cherche tous l’amour, quoi d’autre.
À 20 ans, j’ai choisi, je me suis dit « Moi, je serai une artiste ». Souvent je me suis remise en question. Toujours j’ai refait mon choix. Sans regret, non sans difficulté. Et bien qu’il y ait une responsabilité qui vienne avec ce choix, il y a aussi – c’est encore ce qui me touche le plus – un sentiment de fierté énorme, une appartenance, qui ne me quittera jamais.
Et cette étonnante chose que nous avons tous en commun,
nous, artistes professionnels ou amateurs, vedettes ou non
(on s’en fout), quand on se présente humblement devant le
public qui décide de notre sort, cette chose que je reconnais
en chacun de nous, sans discrimination aucune, et qui s’appelle le courage. ///

Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours été numéro 1 partout à cause du « A. » dans mon nom de famille. Première dans toutes les listes. Parfois même devant les professeurs. Être numéro 1. Casser la glace dans les exposés oraux. Passer la première en audition. Être la première en avant en classe. Être numéro 1. À cause du « A. »

Être numéro 1 par défaut, ça donne envie d’être numéro 1 avec raison. Ça donne envie de se dépasser tout le temps. Ça donne envie d’être là pour les bonnes raisons.

Puis être numéro 1 des ventes francophones au Canada. Parce qu’on a travaillé fort. Parce qu’on y a mis tout notre cœur. Parce qu’on y rêve depuis toujours. Être numéro 1 parce que je vous ai rencontré. Parce que vous m’appuyer. Parce que c’est vous qui faites la liste maintenant.

Merci.

Quelques jours ont passé depuis la soirée de mon lancement au Club soda. Pourtant, je suis encore sur le même nuage. Et je compte y rester encore quelques temps.

J’étais très émue de vous voir tous. Ma famille, mes amis proches, des vieux amis du secondaire (mon directeur même!), des collègues, des artistes que j’admire, des médias, et vous les fans. Vous auriez été 5 et j’aurais été comblée. Mais là, salle comble, 950 personnes pour accueillir mes chansons, j’étais aux anges. C’est la plus belle et la plus grande dose d’amour que j’ai reçu de toute ma vie. J’ai difficilement contenu mes larmes. Surtout lorsque vous avez levé en l’air 200 cœurs, découpés à la main par Kim et Fred, fidèles fans. Quelle bonne idée!

Merci à Laurent Saulnier et toute la gang de Montréal en Lumière d’avoir rendue cette soirée possible. Merci aux Productions J pour l’organisation incroyable. Merci à JF Lemieux, Marc Chartrain, Guy Kaye, Judith Sun et Amélie Larocque d’avoir unis vos talents sur scène.

Surtout merci à vous. Vous faites désormais partie de ma vie, et je vous en remercie de tout cœur. En tout cas, au moins 200!

 

Bienvenue sur mon blogue! Malgré Facebook, Twitter et Instagram qui me permettent d’être connectée à vous en tout temps, aucune de ces plateformes ne me permet vraiment de vous livrer mes états d’âme et d’explorer l’écriture. Je me permets donc de créer ce blogue où je serai parfois impertinente, drôle ou songée. Mon journal intime auquel vous aurez accès… Mais chut! Ça reste entre nous! 😛